Quand ton ado est en crise
By the dip team · Clinical consultant: Pauline Sam, MD ·

Quand ton ado est en crise
Si tu lis cet article dans une véritable urgence, là, maintenant, voici la version courte.
Si ton ado est en danger immédiat, a été gravement blessé, a pris quelque chose qu’il n’aurait pas dû, ou risque de se faire du mal ou de faire du mal à autrui de façon imminente, appelle les secours tout de suite. En France, le 15 (SAMU) pour une urgence médicale, le 112 (numéro d’urgence européen), le 17 (police), le 18 (pompiers). Reste avec ton ado. Ne le laisse pas seul. N’essaie pas de gérer seul une situation de danger physique grave.
Si ton ado est en grande détresse mais pas en danger physique immédiat, appelle un service d’écoute. En France, si tu crains pour la sécurité d’un mineur, le 119 (Allô Enfance en Danger) répond aux parents comme aux enfants, jour et nuit. L’ado peut aussi appeler directement. Toi aussi, en tant que parent.
Tu fais ce qu’il faut en lisant cet article. Respire. Continue si tu en as le temps et la capacité. Sinon, concentre-toi sur les deux paragraphes ci-dessus. Le reste est là quand tu en auras besoin.
Ce qu’on entend par crise
Une crise, c’est quand quelque chose est arrivé, ou est sur le point d’arriver, que la famille ne peut pas tenir sans aide extérieure immédiate.
Quelques exemples.
Ton ado vient de te dire qu’il veut mettre fin à ses jours, ou tu trouves la preuve qu’il le prépare. Il vient de se faire gravement mal. Il s’est effondré, a fait un malaise, ou montre des signes d’atteinte médicale liée à une alimentation restreinte, à une consommation de substances, ou à une autre cause. Il vient de révéler une agression sexuelle. Il vient de révéler un préjudice grave chez ton co-parent ou ailleurs. Il a fait une fugue. Il est en état d’ébriété et n’est pas en sécurité. Il fait une crise d’angoisse si forte qu’il ne parvient pas à se calmer. Il est dissocié, ne répond plus, ou se comporte d’une façon nettement inhabituelle.
Certaines crises sont soudaines. Certaines montent depuis des semaines et basculent ce soir. Certaines sont visibles. Certaines sont quelque chose que l’ado vient de te dire. Dans tous les cas, crise veut dire la situation a changé et la réponse doit être immédiate.
Cet article est pour ce moment-là.
Ce qu’il faut faire dans les dix premières minutes
Les dix premières minutes portent sur la stabilité et la sécurité, pas sur le fait de comprendre toute l’histoire.
Reste avec lui. Ne le laisse pas seul. Quoi qu’il en soit, sois physiquement présent. Assieds-toi avec lui. Sois dans la pièce. S’il veut de l’espace, reste assez près pour être là en cas de besoin. La présence physique est l’une des rares choses qui calment vraiment un ado en crise.
S’il y a un risque physique immédiat, va chercher de l’aide maintenant. Appelle les secours. Appelle un service d’écoute. Emmène-le aux urgences les plus proches si c’est approprié. Le choix dépend de ce qui se passe ; si tu n’es pas sûr, appelle le service d’écoute et il te le dira.
N’essaie pas de gérer une urgence médicale tout seul. Si ton ado ne répond plus, a pris quelque chose qu’il n’aurait pas dû, s’est fait gravement mal, ou montre des signes d’atteinte médicale, c’est une situation médicale. Va chercher de l’aide médicale. N’essaie pas de l’en sortir par la parole.
Fais baisser la température dans la pièce. Voix calme. Corps calme. Gestes lents. Un ado en crise est dérégulé ; ta propre dérégulation aggrave les choses. Même si tu es terrifié, la voix posée aide. (Tu pourras t’effondrer plus tard, ailleurs, une fois que ce sera passé.)
Ne crie pas, ne panique pas, ne lui donne pas le sentiment que la situation est plus grande qu’il ne le pensait. L’ado est déjà débordé. Ta panique s’ajoute à la sienne. Sois l’adulte posé dans la pièce.
Retire de la pièce ce qui n’a pas à y être. Les autres enfants, s’il y en a à la maison, devraient être dans une autre pièce avec un autre adulte ou devant la télé. Les animaux anxieux. Les téléphones dont les notifications sonnent. La télé. Rends l’espace silencieux.
Ne pose pas encore les grandes questions. Pourquoi tu as fait ça. Qu’est-ce qui ne va pas chez toi. À quoi tu pensais. Ces questions peuvent attendre. Les dix premières minutes, c’est être présent, se mettre en sécurité, et aller chercher de l’aide.
Ce qu’il faut faire dans la première heure
Après les dix premières minutes, si la situation physique immédiate est contenue, la première heure consiste à mettre l’aide professionnelle en route et à commencer à comprendre ce qui se passe.
Appelle le service professionnel qui convient. Si ce n’est pas déjà fait, appelle ton médecin traitant, le service d’écoute, ou les secours. Même si le danger immédiat est passé, ça demande l’intervention d’un professionnel ce soir. Ne remets pas ça à demain.
Préviens ton co-parent. Dès qu’il est possible de passer l’appel sans laisser ton ado seul. Il se passe quelque chose avec Lily. J’ai besoin que tu viennes. Ou J’ai besoin que tu saches. Ou Je suis à l’hôpital avec elle. Ton co-parent doit être au courant immédiatement, peu importe à qui c’est le tour ce soir-là.
Si tu le peux, demande à une ou deux personnes un soutien en présence. Un grand-parent, un frère ou une sœur, un ami proche. Quelqu’un qui peut rester avec toi pendant que ça se déroule. Les crises ne sont pas faites pour être gérées seul si on peut l’éviter.
Écoute, brièvement, s’il veut parler. Ne pousse pas. N’interroge pas. S’il veut dire quelque chose, laisse-le le dire. Je suis là. Je t’écoute. Tu n’es pas obligé de tout expliquer. Quoi qu’il se soit passé, on va trouver une solution.
Laisse-lui de petits choix, là où c’est possible. Tu veux un verre d’eau. Tu veux t’asseoir sur le canapé ou dans ta chambre. Tu veux que j’appelle mamie. Les petits choix l’aident à se sentir moins débordé.
Ne promets pas ce que tu ne peux pas tenir. Rien de grave n’arrivera. Je ne le dirai à personne. Tout ira bien demain. Ne fais pas de promesses qui s’effondreront. Sois honnête. Je ne sais pas de quoi demain aura l’air. Je sais que je suis là ce soir. Je sais qu’on va aller chercher de l’aide.
Ne mets aucune condition à ça. Je t’aime. Que tu sois en sécurité, c’est la seule chose qui compte ce soir. N’ajoute pas de réserve.
Ce qu’il ne faut pas faire
Quelques choses précises à éviter en situation de crise.
Ne pose pas toi-même les questions d’évaluation du risque. Sur une échelle de 1 à 10, à quel point tu es suicidaire ? Tu as un plan ? Ces questions sont pour des professionnels formés, pas pour des parents. Le rôle du parent, c’est d’amener l’ado au professionnel formé. C’est le professionnel qui évaluera.
Ne fais pas la liste des choses à retirer de la maison. N’énumère pas, devant ton ado, ce que tu vas retirer de sa chambre. Ça peut être déclenchant. Les consignes de sécurité concrètes viennent du professionnel, pas de ta propre liste sur le moment.
Ne promets pas un secret que tu ne peux pas garder. Je ne le dirai à personne. Tu devras probablement le dire à des gens. Ton co-parent. Le médecin. Peut-être l’établissement. Ne promets pas un secret qui, si tu le gardais, le laisserait moins en sécurité. Sois honnête. Je vais le dire à des gens qui peuvent aider. Je te dirai toujours à qui je le dis.
Ne fais pas de promesses sur ce qui va se passer aux urgences ou à l’hôpital. Ils ne te garderont pas. Ils ne te prendront pas ton téléphone. Ils te laisseront rentrer ce soir. Tu n’en sais en réalité rien. Les procédures des hôpitaux et des services d’urgence varient. Ne prédis pas ce que tu ne peux pas prédire. Je ne sais pas exactement ce qui va se passer. Je serai là avec toi.
N’utilise pas ce moment pour traiter les questions de fond. Quel que soit le schéma plus large (une amitié qui a mal tourné, une situation de harcèlement, une relation chez ton co-parent, un traitement de trouble alimentaire qui se passait mal), ce n’est pas le moment de le traiter. La crise est une chose en soi. Le travail plus large continue après.
Ne punis pas. Même si une part de toi est en colère, ce n’est pas le moment des conséquences. On en parlera demain convient. Tu t’es puni tout seul avec ça non. Garde la conversation plus large pour après que la crise est contenue.
N’accuse pas ton co-parent dans la pièce. Même si tu soupçonnes que le foyer de ton co-parent fait partie de ce qui se passe. L’ado n’a pas besoin de cette conversation maintenant. La conversation avec ton co-parent vient plus tard, entre adultes.
Ne va pas sur les réseaux sociaux. Ne poste pas. N’envoie pas de messages à des amis à ce sujet. Ne cherche pas du réconfort auprès de gens en ligne pendant que ton ado est en crise. Ton attention est dans la pièce.
Quand aller à l’hôpital
Quelques repères.
Va à l’hôpital, ou appelle les secours, si l’un des points suivants s’applique.
Ton ado vient de faire une tentative de suicide ou de se faire du mal d’une façon qui a causé ou pourrait causer un préjudice physique grave. Il a pris quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Il ne répond plus, est semi-conscient, ou montre des signes d’atteinte médicale. Il s’est effondré. Il a une perte de poids rapide avec faiblesse, vertiges ou malaises. Il a de fortes difficultés à respirer, une douleur à la poitrine, ou d’autres symptômes physiques aigus. Il a fait une fugue et tu ne sais pas où il est.
Si tu n’es pas sûr, appelle le service d’écoute. Il t’aidera à décider d’aller à l’hôpital, d’appeler les secours, ou d’attendre à la maison avec un appui téléphonique.
Le parcours hospitalier, en bref
Si tu vas à l’hôpital, voici ce qui se passe souvent. (Les détails varient.)
On procédera à un tri. L’hôpital évaluera d’abord la blessure physique ou l’atteinte médicale. On traitera ce qui nécessite des soins médicaux immédiats.
Une évaluation pédopsychiatrique peut suivre. Un professionnel de la santé mentale parlera avec ton ado, avec toi séparément, et peut-être avec vous deux ensemble. Il évaluera le risque immédiat. Il recommandera une étape suivante.
L’étape suivante peut être une hospitalisation. Ce peut être une sortie avec un plan de suivi (un rendez-vous dans les prochains jours). Ce peut être une orientation vers un service précis. Ce peut être un séjour en zone d’attente pendant que l’équipe cherche la bonne voie.
Tu peux rester à l’hôpital plusieurs heures. Apporte de l’eau, un chargeur de téléphone, et de quoi lire ou t’occuper tranquillement. Apporte aussi quelque chose pour ton ado si possible (un pull, un livre, son téléphone ou son chargeur).
L’expérience de l’hôpital peut être intense pour l’ado. Il peut y avoir de l’attente. Il peut y avoir des questions répétées par différents membres du personnel. Il peut y avoir des moments où il se sent effrayé, gêné, ou invisible. Reste proche. Sois la personne posée.
Si ton ado est hospitalisé, la famille entre dans une nouvelle phase. Il y aura des visites, des réunions, l’élaboration d’un projet de soin. Ton co-parent devrait être impliqué dès le départ. Le module 11 de cette bibliothèque aborde une partie de tout ça.
Prévenir ton co-parent
Ton co-parent doit être prévenu, peu importe à qui c’est le tour, peu importe l’état de la relation entre vous deux, peu importe si tu penses qu’il sera utile.
Quelques manières de faire qui aident.
Passe l’appel dès qu’il est possible de le faire en sécurité. Pas depuis l’intérieur de la pièce avec l’ado, si possible. Va dans le couloir ou une autre pièce.
Sois clair et calme. Lily est en crise. Elle est à la maison avec moi. J’ai appelé le médecin. Je pense qu’on doit aller à l’hôpital. Ou Lily est à l’hôpital. Je suis avec elle. On attend l’équipe pédopsychiatrique. Ne noie pas l’essentiel. N’adoucis pas la situation.
Dis-lui ce que tu attends de lui. Tu peux venir à l’hôpital. Tu peux t’occuper du petit ce soir. Tu peux appeler mamie. Tu peux ne pas paniquer. Ton co-parent ne sait pas forcément de quoi tu as besoin ; dis-le-lui.
Si la réponse de ton co-parent est délétère. Certains co-parents réagissent mal en situation de crise. Ils accusent. Ils paniquent. Ils essaient de tout contrôler. Ils se ferment. Ne te laisse pas entraîner à les gérer maintenant. Je dois me concentrer sur Lily. Je t’appelle quand il y a du nouveau. Raccroche s’il le faut.
Si ton co-parent lui-même est en crise ou en danger. C’est rare mais ça arrive. Si prévenir ton co-parent va créer une deuxième crise, la sécurité de l’ado passe d’abord. Préviens plutôt un adulte de confiance et règle la question de l’implication de ton co-parent une fois la situation immédiate contenue. (Le module 17 de cette bibliothèque aborde ce terrain.)
Ce qu’il faut faire une fois la crise immédiate passée
La nuit est longue. L’hôpital, si tu y es allé, a fini par te laisser rentrer. Ou le service d’écoute est resté avec toi au téléphone jusqu’à ce que le moment passe. Ou ton ado est allé se coucher, épuisé, avec toi dans la pièce d’à côté.
Demain est un autre jour. Quelques brèves notes.
Ne suppose pas que c’est fini. Une crise qui a été contenue n’est pas la même chose qu’une crise qui a été résolue. La difficulté sous-jacente est encore là. Le risque d’une autre crise demeure, parfois pendant des semaines. Reste proche. Reste attentif. Mets en place les rendez-vous de suivi.
Mets en place un soutien spécialisé. Si ton ado n’était pas suivi en santé mentale avant ce soir, il doit l’être désormais. L’hôpital ou le service d’écoute te donnera une orientation ou des noms. Sers-t’en. Ne laisse pas le prochain rendez-vous filer pendant que tu récupères.
Préviens l’établissement. C’est un choix difficile pour certaines familles. En général, prévenir l’établissement (précisément le ou la psychologue, l’infirmier scolaire ou le référent de vie scolaire, pas toute la salle des profs) permet à l’établissement de soutenir l’ado pendant le rétablissement. Décidez ensemble, avec ton co-parent et l’équipe clinique. Beaucoup d’ados vont mieux quand l’établissement est au courant.
Dors, à un moment. Tu as tourné à l’adrénaline. Le corps va rattraper. Ne lutte pas ; repose-toi quand tu peux.
Appuie-toi sur les autres. Les amis, la famille, ton psychologue, un groupe de parole de parents. Tu as traversé quelque chose de dur. Tu n’as pas à gérer la période de rétablissement seul.
Ce qu’il faut faire pour toi
Une brève note qui doit figurer dans l’article.
Un ado en crise, c’est un parent en crise aussi. La peur, le choc, les nuits sans sommeil, le fait de te remettre en question, la culpabilité, l’incertitude. Tout ça est réel.
Tu as besoin de soutien. Ton propre médecin traitant. Ton propre psychologue si tu en as un. Un ami de confiance qui peut écouter sans essayer de réparer. Un groupe de parole de parents, s’il y en a un. Si tu n’as pas de psychologue, c’est le moment d’en trouver un. Le rétablissement de ton ado se passera mieux si toi aussi tu es soutenu.
Si tu te retrouves incapable de fonctionner, incapable de dormir plusieurs nuits de suite, en proie à des pensées envahissantes, ou en train de vivre ta propre crise, va chercher de l’aide aujourd’hui. Les services d’écoute sont aussi pour les parents. Le médecin aussi.
L’arc plus long
Une crise est un moment. Le rétablissement est un chemin.
La plupart des ados qui traversent une crise s’en rétablissent. Avec un soutien professionnel, une stabilité familiale, et du temps, la grande majorité va vers une vie pleine. La crise devient une partie de leur histoire, pas la fin de celle-ci.
Ce qui prédit le rétablissement : une intervention spécialisée précoce après la crise, la stabilité familiale, l’ado qui a des adultes stables qui continuent d’être là, la difficulté sous-jacente traitée dans la durée, et l’environnement familial qui soutient au lieu d’amplifier la difficulté.
Tu fais partie de ça. Ton co-parent fait partie de ça. L’équipe clinique fait partie de ça. L’établissement, si tu l’associes, fait partie de ça. Ensemble, vous formez l’architecture qui tient l’ado à travers ce qui vient.
Ne te mesure pas à la perfection de ce soir. Tu étais là. Tu es resté. Tu es allé chercher de l’aide. C’est ça, le travail. Les prochains jours, semaines, mois seront la lente reconstruction. Tu feras ça aussi.
Pour finir
Deux jours plus tard. Elle est à la maison. L’hôpital l’a laissée sortir avec un rendez-vous de suivi pour demain. Ton co-parent est venu à l’hôpital la nuit même et a été calme, soutenant, présent depuis. L’établissement a été prévenu. Le ou la psychologue de l’établissement sera associé.
Ce soir, elle est sur le canapé à regarder un film avec toi. Elle est plus silencieuse que d’habitude. Elle est aussi encore là. Elle a mangé quelque chose. Le film, c’est un qu’elle a déjà vu ; tu l’as mis parce que c’est réconfortant.
Elle pose un instant sa tête sur ton épaule. Tu restes immobile. Au bout d’un moment, elle dit : Pardon maman. Tu dis : Tu n’as pas à t’excuser. Je suis juste tellement contente que tu sois là.
Ton co-parent arrivera dans une heure pour la prendre quelques nuits. Vous êtes convenus qu’elle serait chez lui pour le début de la période de rétablissement, parce que c’est plus près de l’hôpital et du rendez-vous de demain. Vous vous êtes parlé sans arrêt depuis la crise. La relation entre vous deux a évolué d’une façon que tu n’attendais pas ; la crise a fait ce que des années de tentatives n’avaient pas fait.
Voilà l’atterrissage. Pas fini. Loin de là. Mais contenu, pour l’instant. Le traitement devant toi. La relation, avec l’ado comme avec ton co-parent, plus honnête qu’elle ne l’a été. Le foyer tenu.
Elle va aller bien. Pas forcément la semaine prochaine. Sans doute cette année, avec du soin. Presque certainement dans les prochaines années.
Tu as bien fait de lire ça. Tu as bien fait de rester avec elle. Tu as bien fait d’appeler. Le reste, c’est maintenant.
Ceci est une aide d'entraide, pas un avis médical, psychologique ou juridique, et en aucun cas un substitut à un professionnel qualifié. Si toi ou ton enfant êtes peut-être en danger, contacte les services d'urgence de ta région.