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Module 04 · Adolescents, comportement et autonomie

La santé mentale à l’adolescence

By the dip team · Clinical consultant: Pauline Sam, MD ·

13+14 min de lecture
La santé mentale à l’adolescence

La santé mentale à l’adolescence

Trois mercredis de suite, ta fille est rentrée de l’école, est montée droit dans sa chambre, et y est restée jusqu’au matin. Elle a dîné seule. Ses notes n’ont pas baissé. Elle n’a pas l’air visiblement triste. Elle est juste plus silencieuse, plus petite, plus repliée à l’intérieur d’elle-même.

Ça fait deux semaines que tu te demandes si tu devrais dire quelque chose.

Cet article parle de ce moment où l’on se demande. La santé mentale des ados, dans les familles à deux foyers, est un vaste territoire. Elle comprend les coups de moins bien du quotidien qui passent tout seuls. Elle comprend les schémas plus longs qui érodent un ado en silence, sur des mois. Elle comprend les crises aiguës qui ont besoin d’une aide professionnelle aujourd’hui. Et elle comprend tout ce qu’il y a entre les deux.

La plupart des parents, à un moment des années d’ado, seront dans ce questionnement. La plupart des ados traverseront une version ou une autre de difficulté psychique. La plupart des familles trouveront, d’une façon ou d’une autre, le chemin à travers. Le travail, pour les parents, c’est en partie de reconnaître ce qu’ils voient, en partie de savoir quand agir, et en partie de tenir la famille stable pendant que l’ado retrouve son chemin vers lui-même.

C’est l’un des articles les plus difficiles de ce module. C’est aussi l’un des plus utiles. On va parler de ce qui est normal, de ce qui ne l’est pas, de ce qu’il faut faire quand on n’est pas sûr, et de comment deux parents dans deux foyers peuvent soutenir un ado dont la santé mentale demande de l’attention.

Une précision avant d’aller plus loin. Cet article n’est pas un manuel clinique. C’est un point de départ pour un parent qui remarque quelque chose. Si tu as la moindre inquiétude que ton ado soit en détresse grave ou en danger, contacte un professionnel aujourd’hui. Le psychologue scolaire, le médecin traitant, un psychologue ou un pédopsychiatre. Les parents ne gèrent pas ces choses tout seuls, et ils ne le devraient pas.

Le cadre

La santé mentale des ados, comme sujet général, comporte trois choses à savoir.

C’est fréquent. Une proportion non négligeable d’ados, au cours d’une année donnée, traverse de l’anxiété, un moral en berne, des périodes de détresse marquée, ou d’autres difficultés psychiques. Les taux ont augmenté sur la dernière décennie. Si ton ado va mal, il n’est pas un cas à part. Toi non plus.

Ça se soigne. La plupart des difficultés psychiques de l’ado répondent bien à un soutien précoce. Les psychologues scolaires, les thérapeutes, les médecins traitants et les psychologues pour enfants disposent d’une vraie boîte à outils. Plus le soutien est précoce, meilleure est la trajectoire.

Et c’est sérieux. « Ça se soigne » ne veut pas dire « ce n’est rien ». La santé mentale de l’ado, quand ça tourne mal, peut avoir des conséquences graves. Ne minimise pas ce que tu vois sous prétexte que tous les ados passent par là. Certains ados traversent plus que ce qu’ils peuvent porter.

Tiens les trois à la fois. Fréquent, soignable, sérieux. Aucun des trois, à lui seul, ne te donne la bonne réponse.

Pourquoi les années d’ado sont particulièrement vulnérables

Une brève note biologique, parce qu’elle aide à comprendre ce qui se passe.

Le cerveau de l’ado est en pleine transformation. Les centres des émotions se développent plus tôt que les centres de la régulation. Ça veut dire que les ados vivent les émotions intensément tout en construisant encore la capacité à les gérer. C’est un développement neurologique normal, pas une faiblesse ni un échec.

Ajoute à ça : les changements hormonaux, le décalage des cycles de sommeil, l’intensité de la vie sociale, les questions d’identité, la pression scolaire, la saturation du téléphone, et (dans les familles pour qui cette bibliothèque est écrite) le travail de vivre à cheval sur deux foyers. Les années d’ado sont une période de forte charge émotionnelle, sur un cerveau qui cherche encore comment la porter.

Ce n’est pas une raison de baisser la garde sur ce que tu remarques. C’est une raison d’être patient avec ce que tu vois. Une partie de ce qui ressemble à de la santé mentale est en réalité le fait d’être un ado. Une partie de ce qui ressemble au fait d’être un ado est en réalité de la santé mentale qui demande de l’attention. Le travail, c’est de faire la différence, et d’être prêt à agir quand on n’y arrive pas.

Les signes qui ne sont pas spectaculaires mais qui comptent

L’essentiel de ce que remarquent les parents est du côté discret. Pas une crise. Pas un drame. Un changement.

Quelques-uns des schémas qui, seuls ou ensemble, suggèrent que quelque chose se passe.

Un glissement durable de l’humeur. Pas une mauvaise semaine. Plusieurs semaines. Il est plus éteint, plus triste, plus en colère, plus anxieux que son état habituel. Le changement dure.

Un retrait des choses qu’il aime d’habitude. Il a arrêté de dessiner, arrêté de faire de la musique, arrêté de retrouver son groupe d’amis, arrêté les petits rituels du quotidien qui l’ancraient.

Des changements de sommeil. Il dort beaucoup plus que d’habitude, ou beaucoup moins. Il est réveillé à 3 h. Il n’arrive pas à se lever le matin. Son téléphone est allumé à 2 h plusieurs nuits de suite.

Des changements d’appétit ou de façon de manger. Manger moins, manger plus, manger selon des habitudes qui ont changé, le secret autour de la nourriture, des changements de poids que tu vois.

Une chute des résultats scolaires, ou au contraire une poussée frappante de perfectionnisme. L’un et l’autre extrême peut être un signal.

Une irritabilité accrue ou un seuil de tolérance très bas. De petites choses provoquent maintenant de grandes réactions. Il rabroue ses frères et sœurs plus jeunes. Il quitte les conversations.

Un désinvestissement des soins de soi. Il ne se lave plus. Il ne change plus de vêtements. Le corps a cessé d’être quelque chose dont il s’occupe.

Un retrait du langage. Il répond par un mot. Il arrête de te raconter sa journée. Il arrête de te raconter quoi que ce soit.

Des phrases qui dépassent l’instant. Je suis nul. Je me déteste. Je vois pas l’intérêt. Ce ne sont pas toujours des alarmes ; parfois c’est un ado qui essaie de mettre des mots sur ce qu’il ressent. Mais elles méritent qu’on y prête attention.

Des plaintes physiques sans cause évidente. Maux de tête persistants, maux de ventre, fatigue. Le corps porte parfois ce que l’esprit n’a pas encore mis en mots.

Aucun de ces signes, à lui seul, n’est un diagnostic. Plusieurs ensemble, qui durent plus de quelques semaines, sont un signal que quelque chose se passe et que la famille devrait y prêter attention.

Les signes qui demandent d’agir en urgence

Une liste à part, plus courte. Ceux-là demandent une réponse aujourd’hui, pas la semaine prochaine.

  • L’ado dit vouloir mourir, vouloir disparaître, ou parle de mettre fin à ses jours.
  • L’ado décrit un projet de se faire du mal.
  • Tu vois des signes d’automutilation.
  • L’ado a cessé de manger de façon importante, ou présente des changements de poids rapides et marqués.
  • L’ado a fortement changé après un événement précis (agression, harcèlement, une rupture majeure, un incident grave dans l’un des foyers).
  • L’ado s’est massivement retiré de toute vie.
  • Tu as peur de ce qu’il pourrait faire.

Si tu observes l’un de ces signes, contacte un professionnel aujourd’hui. Le médecin traitant. Le psychologue scolaire. Un pédopsychiatre si tu y as accès.

Les modules 17, 18 et 19 de cette bibliothèque détaillent des réponses précises pour l’automutilation, les troubles alimentaires et la crise aiguë. Si tu reconnais des signes dans l’un de ces domaines, ces modules sont écrits pour toi.

Quoi faire quand tu remarques quelque chose

La plupart des parents, quand ils remarquent quelque chose, hésitent. Ils ne veulent pas surréagir. Ils ne veulent pas sous-réagir. Ils ne veulent pas mettre l’ado mal à l’aise en le nommant. Ils ne veulent pas laisser passer si c’est sérieux.

Quelques schémas qui aident.

Sois attentif sans surveiller. Les ados savent quand on les observe. Si tu te mets à scruter, ils se ferment, ils ne s’ouvrent pas. Sois attentif comme tu le serais pour un ami qui traverse quelque chose. Discrètement, présent, sans en faire trop.

Fais de la place à la conversation, pas à l’interrogatoire. Le trajet en voiture. La cuisine à un moment calme. Une marche. Un repas sans attente lourde. J’ai remarqué que tu étais plus silencieux ces derniers temps. Il y a quelque chose dont tu as envie de parler ? Puis attends. Ne remplis pas le silence.

Ne commence pas par les solutions. Tu as essayé d’aller marcher. Tu en as parlé à tes amis. Tu as essayé d’écouter autre chose. L’ado ne veut pas d’une liste de courses. Il veut d’abord être entendu. Les solutions, si elles sont utiles, peuvent venir plus tard.

Écoute ce qu’il dit sans te précipiter pour rassurer. Maman, je me sens juste vide tout le temps. Le réflexe, c’est oh mon cœur, ça va aller, c’est juste une phase. Le meilleur geste, c’est ça a l’air vraiment dur. Raconte-moi ce vide. Rassurer trop vite, ça signale qu’on n’a pas envie d’en entendre parler.

Ne le prends pas comme ton échec. Si ton ado va mal, ce n’est pas parce que tu as échoué. Les difficultés psychiques arrivent à des ados dont les parents font tout bien. Ne te mets pas au centre de ce qu’il traverse.

Fais confiance à ton intuition, même si tu n’es pas sûr de ce que tu vois. La plupart des parents, avec le recul, savaient que quelque chose n’allait pas avant de pouvoir le nommer. Si tu t’inquiètes, demande. Même si ça se révèle anodin, tu auras répété la conversation, et l’ado saura que la porte est ouverte.

La dimension du co-parent

Les difficultés psychiques font partie des choses qui exigent absolument que les deux parents soient dans la boucle. Ce n’est pas une question d’intimité contre sécurité. L’ado a besoin que les deux foyers soient en alerte.

Quelques schémas aident.

Dis à ton co-parent ce que tu remarques. Pas comme un reproche. Comme une information. Salut, je me pose des questions au sujet de Lily. Elle est plus silencieuse depuis quelques semaines. Tu as remarqué quelque chose chez toi ? Ton co-parent a peut-être remarqué la même chose. Ou quelque chose de différent. Ensemble, vous avez une image plus complète.

Comparez vos notes régulièrement. Un petit point toutes les deux semaines. Comment elle a été chez toi ? Des soucis de sommeil ? Un changement d’humeur ? Ce n’est pas de la surveillance ; c’est de la coordination.

N’entrez pas en concurrence sur qui s’inquiète le plus. Un parent est parfois plus prompt à s’alarmer ; l’autre plus prompt à minimiser. Vous devez trouver, à deux, un milieu qui ne dramatise pas et ne minimise pas. Surveillons tous les deux et faisons le point la semaine prochaine.

Mettez-vous d’accord sur le seuil d’action. Quels schémas ou signes vous décideraient à faire intervenir un professionnel. Discutez-en ensemble pour ne pas avoir à décider sous pression. Si elle est encore comme ça dans deux semaines, on appelle le médecin.

Coordonnez-vous quand vous faites intervenir de l’aide. Si une thérapie commence, les deux parents devraient le savoir. Si la consultation chez le médecin a lieu, les deux parents devraient savoir ce qui s’y est dit. Les soins médicaux et psychiques de l’ado sont une responsabilité parentale partagée, même quand le quotidien est réparti sur les deux foyers.

Ne laisse pas l’inquiétude pour sa santé mentale devenir une compétition autour de l’ado. Si l’ado va mal, les deux foyers doivent être des lieux sûrs. Ne présente pas un foyer comme le meilleur pour sa santé mentale. Les deux doivent être stables.

Quand vous n’êtes pas du même avis sur ce qui se passe. Parfois, un parent juge la chose sérieuse et l’autre non. Le chemin, en général, c’est un troisième regard. Le psychologue scolaire, le médecin traitant, un thérapeute familial. Fais entrer quelqu’un de neutre. Ne laisse pas le désaccord entre parents devenir un stress de plus pour l’ado.

Quoi dire à ton ado

Quelques choses qui aident, quand vous avez la conversation.

J’ai remarqué que tu traversais une période difficile. Je ne te demande pas de l’expliquer. Je te dis juste que je te vois.

Tu n’es pas obligé d’aller bien tout le temps. Je préfère que tu me dises quand ça ne va pas.

Je ne peux pas toujours comprendre exactement ce que tu traverses. Mais je peux être là. Et je peux t’aider à trouver quelqu’un qui, lui, le comprend.

Maman et moi sommes là tous les deux. Tu n’as pas à choisir à qui parler. Tu peux parler à l’un de nous, aux deux, ou à aucun, et on sera quand même de ton côté.

Si ça en arrive à un point où tu sens que tu ne peux plus rester en sécurité, je veux que tu m’appelles. Même à 3 h du matin. Même si tu crois que je vais être en colère. Même si tu as fait quelque chose que tu regrettes. Je préfère savoir que ne pas savoir.

Quelques choses qui n’aident pas.

Souris un peu. Secoue-toi. D’autres ont vécu pire. De mon temps. Tu fais ton cinéma. C’est juste les hormones de l’ado. Ça te passera. Ça minimise. Ça apprend à l’ado que tu n’es pas la personne à qui apporter ça.

Quand une aide professionnelle est nécessaire

La plupart des parents, à un moment donné, auront besoin de faire intervenir quelqu’un en dehors de la famille.

Quelques repères pour savoir quand le faire.

  • Les signes que tu vois durent depuis plus de quelques semaines malgré ton soutien.
  • L’ado a demandé de l’aide.
  • L’ado a nommé quelque chose de précis (anxiété, dépression, crises d’angoisse, pensées intrusives).
  • Tu observes l’un des signes d’urgence évoqués plus haut.
  • Ton co-parent pense qu’une aide est nécessaire.
  • L’école a signalé une inquiétude.
  • Tu dépenses, à gérer ça tout seul, une énergie mentale que tu n’as pas.

Le premier interlocuteur, c’est en général le médecin traitant, le psychologue scolaire, ou un psychologue pour enfants et adolescents. Quel que soit le dispositif disponible près de chez toi, sers-t’en. N’essaie pas de gérer des sujets de niveau clinique à la table de la cuisine.

L’ado résistera peut-être. J’ai pas besoin de voir quelqu’un. J’ai pas envie d’en parler. C’est normal. Souvent, la première séance est la plus dure, et l’ado découvre qu’avoir un tiers (quelqu’un qui n’est ni l’un ni l’autre des parents) rend certaines choses plus faciles à dire. Encourage. Ne force pas trop. Parfois, un on y va juste une fois, pour voir abaisse le seuil.

Quand toi aussi, parent, tu as besoin de soutien

Une note brève.

Si ton ado traverse une période psychique difficile, tu portes beaucoup. L’inquiétude est lourde. Le fait de ne pas savoir est lourd. Le partage entre ton foyer et le second foyer, avec toute sa coordination et son partage d’informations, est lourd. Ne porte pas ça tout seul.

Parle à ton propre médecin traitant. À ton propre thérapeute, si tu en as un. À un ami qui a vécu quelque chose de proche. Au psychologue scolaire comme oreille pour les parents, pas seulement pour les ados. À d’autres parents en famille à deux foyers, si tu as un réseau.

Ton bien-être compte en soi. Il compte aussi parce que ton ado a besoin que tu sois stable. Le parent qui tourne à vide ne peut pas tenir l’ado qui tourne à vide. Prends soin de toi, ça fait partie du fait de prendre soin de lui.

L’arc plus long

Un rappel qui aide dans les semaines les plus dures.

La plupart des difficultés psychiques de l’ado passent. Certaines passent vite, avec un soutien léger. Certaines passent lentement, avec un soutien important. Certaines laissent à l’ado des schémas qu’il portera à l’âge adulte, où ils continueront d’être travaillés autrement. Très peu sont définitives dans leur forme du début de l’adolescence.

L’ado de 14 ans qui ne va pas bien cette année sera peut-être, à 17, un ado différent. L’ado de 16 ans qui lutte depuis longtemps ira peut-être bien à 22. La relation que tu construis avec lui à travers ces années est ce dont il se souviendra autant que de la difficulté elle-même.

Ne te mesure pas à ta capacité à régler le problème. Mesure-toi à ceci : es-tu resté proche, attentif, as-tu fait intervenir de l’aide, as-tu continué de répondre présent.

Pour finir

Mercredi soir, la troisième semaine.

Tu montes. Tu frappes. « Je peux entrer ? »

Elle hoche la tête.

Tu t’assois au bord de son lit. Tu n’as pas de plan pour ce que tu vas dire. Tu laisses le silence tenir une minute.

« Je pensais à toi. J’avais envie de prendre de tes nouvelles. Tu n’es pas obligée de parler de quoi que ce soit. Je voulais juste être un moment dans la pièce avec toi. »

Elle ne dit rien pendant un moment. Puis : « Je sais pas ce qui ne va pas. C’est juste que tout pèse. »

Tu hoches la tête. Tu n’essaies pas d’alléger.

« Ça a l’air vraiment dur. »

Tu restes avec elle. Tu ne poses pas d’autre question. Au bout d’un moment, tu dis : « Quoi que ce soit, je suis là. Maman est là. On va trouver ce qui aide. On n’est pas obligés de trouver ça ce soir. »

Elle hoche la tête. Tu restes encore un peu. Puis tu sors.

Plus tard ce soir-là, tu envoies un message à ton co-parent. J’ai passé un moment avec Lily ce soir. Elle a dit que tout pesait. Je n’ai pas insisté. Je voudrais qu’on parle de lui faire voir quelqu’un. On peut discuter demain ?

Ton co-parent répond. Oui. Content que tu sois monté. Moi aussi je m’inquiète. Demain matin. On va trouver.

C’est ça, le travail. Deux parents, dans deux foyers, attentifs à un ado qui ne va pas bien. Sans paniquer. Sans minimiser. En intervenant. En faisant venir de l’aide. En tenant la famille stable pendant que l’ado trouve son chemin à travers.

La plupart des ados trouvent leur chemin. Beaucoup, en repensant à tout ça depuis leurs vingt ans, diront que c’est la stabilité des adultes autour d’eux, plus que telle ou telle intervention, qui a fait la différence.

Sois cette stabilité. Avec ton co-parent. Pour l’ado. À travers ce que cette saison se révélera être.

Ceci est une aide d'entraide, pas un avis médical, psychologique ou juridique, et en aucun cas un substitut à un professionnel qualifié. Si toi ou ton enfant êtes peut-être en danger, contacte les services d'urgence de ta région.